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SUJET : réponse à: Pouvons-nous faire usage de la violence

réponse à: Pouvons-nous faire usage de la violence il y a 4 ans 6 mois #155

  • Pierre JEANCLOS
  • Portrait de Pierre JEANCLOS
Pouvons-nous faire usage de la violence afin de préserver ou de rétablir la paix ?

Membre de l’association Yangsheng, je ne peux que souscrire aux propos du psychothérapeute belge Thomas d’Asembourg et à la citation finale de Martin Luther King.
Est-ce la seule réponse à la question posée : « Pouvons-nous faire usage de la violence afin de préserver ou de rétablir la paix ? ».
Le discours de Monsieur d’Asembourg répond d’une certaine façon à la première partie de la question, c’est-à-dire à la préservation de la paix.
Mais qu’en est-il du rétablissement de celle-ci ?
Je fais l’hypothèse que la question est posée au niveau des peuples et non des individus.

LA VIOLENCE :
La violence peut être directe ou indirecte :
1-La violence physique est une violence directe.
2- L’embargo est une violence indirecte.

Violence indirecte
Voici deux exemples d’embargo aux conséquences bien différentes :
Exemple négatif :
L’embargo contre l’Irak après la guerre Irak-Koweït a eu les conséquences catastrophiques que nous connaissons.
Exemple positif :
L’embargo contre l’Afrique du Sud a permis la libération de Nelson Mandela et à terme d’abolir l’apartheid
La violence indirecte, que ce soit pour les individus ou pour les peuples peut donc, dans certaines situations, avoir des effets bénéfiques.

Violence directe
La violence est-elle naturelle?
Nombreux sont ceux qui ont la conviction que l'être humain est naturellement violent et que, par conséquent, on ne peut empêcher les guerres.
Mais d'autres spécialistes de ce domaine affirment que nous pouvons éviter de penser, de sentir et d'agir de manière violente. Cela a été confirmé par la "Déclaration de Séville sur la violence", rédigée en 1986 par un groupe d'érudits et de scientifiques originaires des quatre coins de la planète, et disant notamment:
• Il est scientifiquement inexact de dire que nous avons hérité de nos ancêtres animaux une tendance à faire la guerre...La guerre est un phénomène exclusivement humain, qui n'existe pas chez les autres espèces animales...
• Il est des civilisations qui n'ont pas entrepris de guerre depuis plusieurs siècles, et d'autres qui ont fait la guerre fréquemment dans certaines périodes, et n'ont connu aucun conflit à d'autres époques...
• Il est scientifiquement inexact de dire que la guerre ou tout autre comportement violent sont génétiquement programmés dans la nature humaine...
• Il est scientifiquement inexact de dire que les humains ont un "cerveau violent"... en fait, nos agissements sont fonction de notre "conditionnement" et de notre socialisation..."

Quel que soit l'endroit de la planète où nous vivons, nous sommes soumis à des pressions socioculturelles qui nous conditionnent à nous informer de faits violents, à être témoins de violences et à entendre parler presque constamment d'actes violents. Les programmes de télévision, la publicité, la presse, les jeux vidéo, le cinéma y contribuent largement. Consciemment ou non, nos sociétés modernes font l'apologie de la violence
Dans nombre de cultures, le rejet de la violence et le refus de tout affrontement physique sont considérés comme une marque de faiblesse.

LA PAIX

Suite à ce qui précède, on peut dire qu'il y a "paix" lorsqu'il n'y a ni violence directe ni violence indirecte.
C’est bien sûr une définition propre au monde occidental pour qui la paix est extérieure à l’individu.
On peut distinguer deux types de paix :
La paix négative:
L’état d’un peuple qui n’est pas en guerre

La paix positive (ONU)
"La paix n'est pas simplement l'absence de conflits, mais est un processus positif, dynamique, participatif qui favorise le dialogue et le règlement des conflits dans un esprit de compréhension mutuelle et de coopération"

En résumé :
• Absence de guerre = paix négative.
• Absence de guerre + justice sociale = paix positive.



LE PACIFISME

La paix est un état de fait, le pacifisme quant à lui est une action.
Son but est de maintenir l’état de paix ou de le rétablir.

Qu’en est-il du pacifisme et de la violence?
Lorsque la paix d’un pays est gravement menacée, doit-on au nom d’un certain pacifisme, refuser toute violence au risque d’en légitimer une autre bien pire encore ?
Le but étant de rétablir la paix alors qu’un conflit est établi, et après que toute forme de négociation se soit soldée par un échec, il faut bien admettre à regret que le pacifisme doit parfois tolérer une forme de violence !
Peut-on régler le conflit avec Daesh uniquement par la négociation ?

LISTE NON EXHAUSTIVE DE MOYENS DE PRÉVENTION

-Relisons d’abord le texte de Thomas d’Asembourg

-La politique
Anticiper, anticiper et encore anticiper
Donner tous les moyens à la politique et à la diplomatie pour résoudre les conflits.

-Eviter la violence par l’Education
« Les enfants doivent recevoir, dès leur jeune âge, une éducation qui leur permette de régler tout différend de manière pacifique, dans un esprit de respect de la dignité humaine, de tolérance et de non-discrimination. Ils doivent participer à des activités qui leur inculqueront les valeurs et les buts d'une culture de la paix ».
Extraits de la Résolution 53/243 sur une culture de la paix adoptée par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 13 septembre 1999.
Enseigner la méditation aux enfants dès l’âge de huit ans.

-Mesures économiques, sociales
Saint Augustin définit la paix comme étant « la tranquillité de l’ordre ».
La violence ne serait alors qu’un certain désordre.
Dans le cas d’un désordre non violent tel qu’une crise économique par exemple, on sait que la paix reste très fragile.
Il importe donc de prendre des mesures économiques et sociales de partage afin d’éviter des conflits ultérieurs.

-Manifester pour la paix
La Marche Mondiale pour la paix est partie de Wellington en Nouvelle Zélande, le 2 octobre 2009, date anniversaire de la naissance de Gandhi. Déclarée “Journée Internationale de la Non-violence” par les Nations Unies, elle s'est terminée à Punta de Vacas en Argentine, dans la Cordillère des Andes, le 2 janvier 2010.
90 jours-100 villes-160 000km « terrestre »
Une équipe permanente de cent personnes de toutes nationalités a réalisé le parcours complet.
A chaque étape, dans les villes traversées, ont été organisés tous types d’événements : rencontres, forums, festivals, concerts, manifestations culturelles, sportives, artistiques et éducatives. Tout ce que l’imagination peut concevoir…

REFLEXIONS DE QUELQUES AUTEURS
Raymond Aron
Ne voit qu’un concept dans la « guerre absolue » et pose la politique comme moyen de résolution des conflits

Carl Von Clausewitz (traité De la guerre)
Reste connu pour la formule : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. »

René Girard (« Achever Clausewitz »)
Affirme que l’apocalypse a commencé parce que l’humanité d'aujourd’hui a les moyens techniques et technologiques de détruire toute vie sur la planète, rien ne semble pouvoir arrêter l'intensification de la violence.


Conclusion

Si la prévention et la politique sont à privilégier, il s’avère hélas qu’elles ne remédient pas à tous les maux. Tous les enfants du monde n’apprenant pas à méditer dès l’âge de 8 ans, il est à craindre que les conflits se perpétuent sur notre belle planète.
Je cite pour terminer un homme dont le nom est synonyme de non-violence :

« Je crois que s’il fallait, un jour, choisir entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. Je préfèrerais que l’Inde ait recours aux armes pour défendre son honneur, plutôt qu’elle devienne lâchement le témoin de son déshonneur ».
Gandhi dans Young India en 1920
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réponse à: Pouvons-nous faire usage de la violence il y a 4 ans 7 mois #153

]Après une première réflexion, j'aurais tendance à répondre oui et non!
Si en face de moi, il y a quelqu'un qui veut attenter à ma vie , il me semble que j'essaierai de coordonner ma riposte à l'attaque qui se présente...
Mais, bien sûr, je préfèrerais discuter si j'en ai la possibilité..peut-être dans un deuxième temps!
Nous faisons usage de violence souvent dans notre vie quotidienne. Je pense à tous les animaux dits nuisibles que nous essayons d'éradiquer et parfois cela nous est utile pour préserver notre santé. Alors que faut-il faire?
Je pense que le sujet est loin d'être épuisé, alors j'espère vous lire bientôt.
L'administrateur à désactivé l'accès en écriture pour le public.

réponse à: Pouvons-nous faire usage de la violence il y a 4 ans 7 mois #151

  • Lydie BOUDON
  • Portrait de Lydie BOUDON
Pour ma part ce serait un total non sens.

Voici un texte, que je me permets de partager car il correspond à mon bon sens face à la violence :

L’après Bataclan de Thomas d’Asembourg

Si tu veux la paix, prépare la.
Nous sommes puissants, bien au-delà de ce que nous croyons savoir de nous.
Par habitude, nous sommes beaucoup plus habiles à préparer la guerre que la paix. C’est un vieux logiciel, pavlovien. Et forcément c’est la guerre que nous obtenons. Pour cela, nous avons un ministre et un ministère, une administration et une armée de personnel avec ses corps d’élite, des grands moyens de recrutement, d’entrainement, de communication et de couverture médiatique, d’espionnage et même de recherche, et bien sûr une légitimité historique (« on l’a toujours fait… »). La guerre, oui, nous savons y faire. Et la paix, c’est quand, où et comment qu’on apprend à « savoir y faire » ? Où est le ministre, le ministère et le personnel en charge de l’organisation de programmes et formations, du soutien logistique et de la couverture médiatique, où est le budget, le recrutement, le soutien à la recherche et aux échanges internationaux ?
Et surtout, qui accepte en haut lieu de légitimer l’éducation – tant scolaire que permanente - à la paix ?
LA PAIX, cela s’apprend, comme les maths, le foot, les langues et la conduite d’une voiture.
La paix ne tombe pas du ciel,.... La paix s’apprend, se travaille, s’organise et se structure avec au moins autant d’attention, de rigueur, de détermination et d’engagement que la guerre. Elle requiert une discipline de savoir être, qui permet le savoir être ensemble. Toute maîtrise d’une discipline suppose des apprentissages, donc du temps et la volonté d’y parvenir.
Nous disposons "d’armes" d’outils de construction massive, aussi performants qu’ignorés du grand public.
Il existe des dizaines et dizaines d’outils de paix qui ont fait leurs preuves dans de nombreux registres, certains depuis plus de 30 ans et bien plus, pour apprendre à se pacifier soi, pacifier les relations aux autres, ouvrir son cœur et son discernement, gérer ses émotions, faire bon usage de la colère ou de la peur, savoir s’exprimer avec vigueur sans violence, savoir écouter l’autre sans craindre sa vigueur, développer du respect pour l’altérité et de l’empathie pour l’autre, traverser les conflits de façon « win-win », faire les deuils nécessaires, nourrir son inspiration et sa créativité, … Ce sont des processus que nous pouvons apprendre à mettre en place petit à petit dans la durée (v. ci-dessus : rigueur, discipline, structure, engagement et temps) . Rien à voir avec des trucs ou recettes de magazine comme tant de gens le croient.
La majorité de nos contemporains ignorent ces possibilités et subissent leur vie, subissent les tensions récurrentes, le doute et la détresse, la rage et la peur, la frustration croissante et l’amertume (et donc la tentation de compenser leur mal-être plutôt que de nourrir leur bien être), sans même imaginer que des outils existent pour se transformer, transformer sa vie et se déployer autrement.
La majorité de nos dirigeants et des responsables de nos écoles, Hautes Ecoles et Universités, de nos religions, nos administrations, nos média, et de nos journalistes ignorent ou n’ont pas compris la puissance de transformation dont chacun de nous dispose. Ils ne contribuent donc pas à faire connaître ces approches et processus auprès du grand public. Seuls le bouche à oreille et quelques magazines spécialisés, quelques sites internet, quelques rares émissions souvent aux heures tardives, quelques congrès et salons, et quelques affiches aux sorties de livres permettent au citoyen perdu d’avoir un premier contact avec le monde de la transformation intérieure.
Pour éviter de nous retrouver tous ensemble, en flagrant délit de non-assistance à personnes en danger, pire, non assistance à l’Humanité en danger, au sortir des attentats tragiques et à la veille de la Cop21, je propose aux personnes qui partagent ces convictions de témoigner et diffuser largement cette conscience-ci (qui est - pour ce qui me concerne - le fruit de plus de 20 ans de pratique de l’accompagnement des personnes à travers les cycles, saisons et méandres de l’existence) :
- la violence n’est pas l’expression de notre nature : elle est l’expression de la violation de notre nature (Cessez d’être gentil soyez vrai – 2001- p. 233). Lorsque nos besoins fondamentaux (amour, reconnaissance, appartenance, avoir sa place, expression de soi, sens à sa vie, équité, partage, etc) ne sont pas nourris et si nous ne savons comment pas nommer et faire comprendre ce qui se passe en nous, nous pourrions tous être violents.
- ainsi, la violence et la maltraitance faites à la Nature est le reflet spectaculaire de la violence et maltraitance faite par chacun de nous à sa nature intime.
- c’est donc citoyen d’apprendre à respecter sa nature profonde et à se pacifier : un citoyen pacifié est un citoyen pacifiant. Il est tout sauf passif et béni-oui-oui : il crée un sillage fécond de pacification.
- la clé du changement est à l’intérieur : faisons connaître les outils de paix et de transformation intérieure. « Secouons » (chaleureusement) nos dirigeants de tous ordres pour qu’ils les encouragent et les facilitent concrètement, à l’école (de la maternelle à l’université), dans les hôpitaux, les lieux de sport, les Églises, les services publics, les administrations, les entreprises.
- et encourageons par notre attitude les sceptiques et les incrédules de tous bords à quitter la posture de sourire gentil parfois narquois voir condescendant que certains peuvent encore adopter lorsque les notions d’éducation à la paix et à la Non-Violence sont exprimées ; soutenons nous mutuellement pour découvrir, intégrer et faire découvrir les pratiques qui permettent de développer une Intériorité Citoyenne.
Pour DÉVELOPPER CETTE ATTITUDE, voici quelques pistes parmi bien d’autres (pour chaque point des méthodes existent) :
- prendre régulièrement du temps de présence à soi pour ne pas laisser des cocottes minute d’émotions non traitées se remplir et s’empiler dans nos cœurs, jusqu’à explosion ou implosion ; et pour ne plus balancer à l’autre « toi tu es la goutte qui fait déborder mon vase ! » (Sans blague, qui est responsable de mon vase intérieur, l’autre ou moi ?).
- développer ainsi une hygiène de conscience, une douche psychique aussi régulière et évidente que notre hygiène et notre douche physiques. Petit à petit, cela permet de jardiner un état de paix et de force intérieures contagieux.
- apprendre ainsi à comprendre et aimer l’humain en nous sous toutes ses couleurs et dans tous ses états, pour ainsi apprendre à comprendre, et si pas à aimer, du moins à respecter l’humain en l’autre, bien au-delà des conforts qui nous dorlotent et des inconforts qui nous dérangent.
- Lâcher la vieille habitude de vivre les rapports humains comme des rapports de force (domination-soumission-agression-démission-manipulation-séduction-compétition,…). S’ouvrir à et s’habituer à créer des rapports de collaboration, confiance, synergie et co-création.
- développer notre faculté naturelle d’empathie pour l’autre et de bienveillance, même et surtout si nous ne sommes pas d’accord : apprendre à ressentir ce que l’autre ressent avant de lui répondre ; apprendre à lâcher la prétention à avoir raison, source de tant de tensions égotiques stupides Rappelons : « nous avons un choix fondamental dans l’existence : être heureux ou avoir raison » (ACIM, cité par Marshal Rosenberg).
- fréquenter de plus en plus régulièrement et en pleine conscience nos états de joie, pour conjurer le logiciel de la culture du malheur et de la plainte dans laquelle nous avons grandi. Ce qui fait joie fait sens. Et fréquenter nos rêves ; nos rêves sont la clé de l’innovation et du changement. Tout ce qui existe – en dehors de la nature - a d’abord été rêvé !
- développer ainsi notre aptitude naturelle à la gratitude : voir et célébrer ce qui est, ce qu’on a et vit plutôt que de se plaindre de ce qu’on n’a pas ou ne vit pas. La gratitude est la vigoureuse vitamine de la relation à soi, à l’autre à la vie (v. à ce propos les découvertes étonnantes de la Psychologie positive et de la Physique Quantique)
-Voyez, il s’agit bien – comme pour la guerre - d’apprentissages qui demandent du courage, de la rigueur et de la persévérance. Rien de bisounours : c’est du travail. Or nous savons apprendre, nous savons travailler, nous savons être persévérants et rigoureux.
NOUS SOMMES DONC PUISSANTS.
« Nous devons apprendre à nous aimer comme des frères, sinon nous allons nous entre-tuer comme des imbéciles » - Martin Luther King.
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