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SUJET : Mettã l'amour bienveillant.

Mettã l'amour bienveillant. il y a 3 mois 6 jours #250

Waouh!!

Oui Metta, mon rêve!!

c'est du boulot!
J'ai bien compris! Les differentes retraites m'ont permis d'y accéder (j'ose croire) de façon temporaire.
C'est je crois bien le but de nos vie, être capable de ressentir ce merveilleux sentiments: AIMER, S'aimer, Aimer tous les êtres!!

Merci Denis pour cette pensée longuement et précisément décrite
L'administrateur à désactivé l'accès en écriture pour le public.

Mettã l'amour bienveillant. il y a 8 mois 1 semaine #241

Bonne lecture ♥️


Mettā, l’amour bienveillant
Extrait "La Sublime Voie du Bouddha©" Muniputta Sappurisa

Dans la vie courante, lorsque nous parlons de l’amour, ce sentiment est toujours lié à une ou des personnes de notre choix. Lorsque nous disons « j’aime telle ou telle personne », cela signifie que nous ressentons de l’affinité envers cette personne. Cette affinité prend sa source des liens familiaux, des liens d’amitiés, des liens basés sur des affinités de pensées, de valeurs communes, de centres d’intérêts, des expériences partagées ou encore d’une attirance sexuelle.
Nous pouvons ressentir une ou plusieurs de ces affinités et ce sont elles qui vont provoquer l’apparition du sentiment d’amour.
Il existe aussi un vif intérêt ou une admiration intense que nous pouvons manifester pour une catégorie de choses, pour telle ou telle source de plaisir ou de satisfaction : Amour de la nature, des animaux, des voitures, des objets d'art…
Nous remarquons que ces sentiments d’amour à l’égard de qui ou de quoi que ce soit, prennent toujours naissance à partir de nos choix personnels en lien avec nos propres affinités, nos propres désirs ou nos propres quêtes de satisfaction.
L’amour que le Bouddha nous conseille de développer n’est pas celui-ci mais un amour inconditionnel, ne dépendant pas de notre propre satisfaction, de nos propres choix. Il s’agit d’un amour pur, totalement désintéressé, non-discriminatoire, indifférencié et sans limite. Un élan de cœur qui n’est pas lié à notre mental souillé et qui est à l’égard de tous les êtres. Il n’y a là aucun calcul. Il n’y a que l’amour et parce qu’il est totalement pur et est rempli de bienveillance, mettā en langue Pāli, c’est cet amour que nous devons développer.
Une mère peut ressentir un amour inconditionnel envers son enfant. Quel que soit l’état des relations avec leurs enfants, sauf cas exceptionnels les mères arrivent à préserver cet amour. C’est de l’amour maternel.
Sous ses aspects de bienveillance et de tolérance, l’amour maternel peut constituer un exemple. Cependant, l’amour d’une mère pour son enfant est discriminatoire puisqu’il ne concerne que son propre enfant. Une mère ne ressent pas forcément de l’amour à l’égard des enfants des autres mères.
C’est donc là un amour conditionnel. Il y a derrière cet amour une saisie, une possession maternelle : c’est « mon enfant », « c’est le mien donc je l’aime ! »
Pour développer l’amour inconditionnel, nous devrions commencer par faire preuve de bienveillance, surtout à l’égard des personnes avec lesquelles nous n’avons pas forcément d’affinités, voire même des relations carrément tendues.
Ce n’est pas facile comme pratique n’est-ce pas ?
Il s’agit là d’un entrainement de l’esprit qui évolue progressivement. Nous savons que l’amour ne surgira peut-être pas sur commande, pas par un claquement de doigts et surtout encore plus difficilement à l’égard des personnes que nous n’apprécions guère.
Voici une histoire sur ce sujet :
« Personne n’était capable de faire autant de preuve de bienveillance et de compassion que Bouddha. Pourtant…
Parmi ses cousins, comme déjà évoqué dans le chapitre sur « la vie du Bouddha Shakyamuni », il y avait un certain Devadatta, qui était aussi membre de la communauté monastique. Vous vous en souvenez, je n’en doute pas. Nous avons déjà fait la connaissance de cet homme qui était, entre autres, très présomptueux et très jaloux.
Il avait des pensées obscures :
« J’ai du mal à le croire ; personne ne vient pour moi, personne ne me fait d’offrandes, personne ne m’invite. Je n’ai pas d’amis dans le royaume de Kosambī, personne ne m’apprécie.
Par contre, beaucoup sont proches de moines tels que les Vénérables Sāriputtarā, Mahā Moggalāna, Mahā Kassapa et Ānandā. Personne ne vient vers moi. Je soupçonne Bouddha de dire de mauvaises choses sur mon compte aux gens pour qu’ils daignent me vénérer. Pour cette raison, je ne veux plus rester avec Bouddha. Je vais aller ailleurs, je vais rechercher des gens qui me vénéreront. Les plus grands de ce pays, tels que les rois, sont les dāyaka de Bouddha. Il serait bien que je puisse avoir comme dāyaka une personne de cette envergure. Le fils du roi Bimbisāra, le prince Ajātasatu est encore jeune.
Il n’a pas encore de maître attitré. Un jour, il sera roi à son tour. Je vais tenter de le séduire afin qu’il me prenne comme maître. Si j’y parviens, j’aurais beaucoup à gagner. »
Hanté par ses perturbations, Devadatta faisait toujours tout son possible pour mettre le Bouddha en défaut et en difficulté mais n’y arrivait pas et il était excédé. Envahi par la colère et la haine, il décida pour finir d’assassiner le Bouddha.
Un jour où Bouddha méditait en se promenant dans la forêt, son cousin Devadatta en profita pour le suivre.
Alors que le Bienheureux traversait le chemin qui passait au pied d’une colline, un énorme rocher dévalant la pente vint s’écraser avec fracas devant lui. Les éclats blessèrent le Bouddha au pied mais juste à ce moment-là, il porta son regard vers le haut et eut le temps de reconnaître Devadatta avant qu’il disparaisse.
La tentative d’assassinat venait d’échouer.
Le Bienheureux se rendit immédiatement compte de ce qui venait de se produire. Après avoir reçu des soins de son médecin, il continua sa vie comme si de rien n’était.
Quelques jours plus tard, Bouddha croisa son cousin Devadatta près du village au détour d’un chemin. Il avança vers lui sans hésiter et le salua avec un sourire, d’une voix affectueuse.
Très surpris, Devadattalui dit :
- Tu fais avec moi depuis des jours comme si de rien n’était. Tu n’es donc pas fâché contre moi ???
« Non, bien sûr que non. » lui assura Bouddha avec un sourire.
Celui-ci renchérit d’un air ébahi :
- Pourtant… Je sais que tu m’as vu sur la colline et reconnu !
Bouddha lui répondit alors :
« Parce qu’un rocher a dévalé de cette colline ? Ni toi, ni moi, nous n’étions là pour en faire cas. Bonne journée à toi, Devadatta. »
Laissant derrière lui un Devadatta décontenancé, le Bouddha reprit sa marche.
Ainsi, pour celui qui a accédé à l’éveil, il n’y a pas de place à la haine, tout est impermanent. Il n’y a rien où s’attacher. Tout est contemplation, de la bienveillance, mettā et de la compassion, karunā.
Mais comme nous avons déjà pris connaissance de son histoire, Devadatta, avait des idées malsaines et cet incident ne lui servit pas de leçon. Il continua ses méfaits à l’égard du Bouddha.
Dans le mot « mettā » il y a de l’amour, mais aussi de la bienveillance.
Si faire preuve d’amour n’est pas à notre portée, nous pouvons faire des efforts pour montrer de la bienveillance.
Ce n’est pas un sentiment inaccessible, à condition de faire taire notre mental qui a tendance à se nourrir des souillures de notre esprit. Reportez-vous plus haut à notre liste provenant du Bouddha qui les énumère en seize points. Chacun trouvera certainement dans cette liste la pensée souillée qui traverse son esprit. Ces pensées négatives devraient être contrôlées dès leur apparition. Mais au lieu d’essayer de les bloquer, nous les analysons pour déceler d’où elles prennent naissance. Dans la majorité des cas, c’est une affaire de notre égo. Vous remarquerez ainsi qu’une pensée de ce genre est souvent en relation avec d’autres souillures.
Il est important de savoir que la colère et la haine sont des charbons ardents qui brûlent d’abord l’endroit où elles prennent naissance. Ces ressentis négatifs sont des obstacles sur le chemin de la pureté.
Si malgré nos efforts, nous ne trouvons pas en nous la force nécessaire pour faire preuve d’amour et de bienveillance à l’égard des personnes avec lesquelles nous sommes en conflit, il y a une autre solution qui nous évitera, d’une part, d’aggraver l’état de nos relations conflictuelles et d’autre part, de nourrir les souillures de notre esprit et de commettre des actes akusala, malsains. Cette solution est de nous éloigner de ces personnes qui nous perturbent.
En mettant fin à ce genre de relations toxiques, en ignorant ces personnes, nous protégeons notre intégrité et nous évitons aussi de créer du kamma négatif.
De toute manière, pourquoi vouloir toujours avoir raison et obtenir l’aveu de l’autre que nous avons raison ?
Pourquoi vouloir donner des leçons ? Pourquoi vouloir changer l’autre à tout prix ? Pourquoi répondre à l’agressivité par l’agressivité, au conflit par le conflit ? Pourquoi vouloir se substituer à un justicier ?
Lorsque notre manière de penser, notre opinion, ne concordent pas avec une personne, il est naturel de discuter d’une manière civilisée, d’argumenter nos raisons. Il est aussi indispensable de la laisser s’exprimer et de savoir l’écouter attentivement. Si malgré ces échanges, chacun demeure sur sa position et qu’il n’y a pas moyen de désamorcer cette situation qui devient conflictuelle, eh bien, c’est à nous de faire preuve de sagesse, de tolérance et de bienveillance et de passer notre chemin sans vouloir nuire.
Sur le coup, nous pouvons profiter de ce genre de situations pour observer la résistance de notre égo et ce que l’égo va nous dicter intérieurement. Il serait capable de nous traiter de « lâche » et criera peut-être de vengeance !
Cet égo n’est rien d’autre que la manifestation de notre mental souillé. Ne l’écoutons pas, laissons-le gesticuler un moment pour bien observer en nous-mêmes, puis disons lui : « Tais-toi ! »
Nous ne sommes pas là pour faire justice. Si la justice des hommes ne s’en charge pas, il n’y a aucune crainte à avoir, le kamma s’en chargera immanquablement, par l’interdépendance des phénomènes et de la coproduction conditionnée, paticcasamuppāda, par la loi universelle de cause à effet, les choses se dérouleront équitablement.
Un mental qui calcule et qui fabrique des jugements devient un obstacle à notre pratique, nous n’en avons pas besoin.
Laissons les phénomènes se dérouler d’une manière naturelle, en préservant la pureté de notre esprit et en n’ayant ni crainte, ni espoir.
Pour donner suite à ce comportement empreint de sagesse et de bienveillance, un peu plus tard, lorsque le calme sera revenu, nous ne manquerons pas de ressentir en nous une grande paix. Nous aurons la joie et la satisfaction d’avoir respecté notre engagement sur la voie.
Il est essentiel de préserver à tout prix notre esprit d’éveil. Il s’agit là d’une pratique qui libère celui-ci de ses entraves, le Bouddha la désigne en tant que « la pratique des êtres nobles, ariya dhamma ».
A la lumière de ces explications, vous conviendrez que notre pratique se situe bien au-delà des considérations égotiques.
Le Bouddha nous parle aussi de mettā, en tant qu’amour bienveillant à l’égard de tous les êtres. Il n’y a pas que les êtres humains qui sont concernés, mais tous les êtres sans exception.
Du moindre insecte aux grands mammifères, toutes les formes de vie sont concernées. Comment cela peut-il en être autrement puisque par l’éveil, la conscience est unifiée à toute chose.
Nous n’avons pas de mal à aimer nos animaux domestiques. Nous les préférons aux animaux sauvages car les animaux domestiques partagent notre vie, ils sont apprivoisés, ils nous obéissent. Tandis que, sauf en certains cas exceptionnels, les animaux sauvages ne peuvent pas s’apprivoiser et partager notre vie. Nous portons donc notre amour sur nos animaux domestiques.
Nous parlons toujours de l’amour dépouillé d’intérêt, n’est-ce pas ?
Alors, aimons-nous nos animaux pour ce qu’ils sont ou pour ce qu’ils nous procurent comme satisfaction ?
Des animaux sauvages qui évoluent au sein de la nature, même s’ils se révèlent dangereux pour l’homme, ont le droit de vivre autant que nous autres humains sur cette planète. Nous devons les respecter et faire preuve d’amour et de bienveillance à leur égard.
Dans certains pays, des loups essayent de survivre dans des zones montagneuses. En raison des bouleversements de l’écosystème dus aux méfaits de l’homme, de l’impact de notre civilisation, ces animaux ont énormément du mal à subvenir à leurs besoins vitaux. Ils ne trouvent pas de quoi se nourrir et leurs territoires sont extrêmement limités en raison de l’expansion de l’homme. Ils prennent alors le risque de chercher leur nourriture près des fermes. Ils attaquent des troupeaux de moutons et les tuent pour en consommer. Ce qui engendre de la colère chez les éleveurs et des mesures radicales à l’encontre des loups. Dans une telle situation, le loup est considéré comme un être nuisible. Alors, pour toute solution, on organise des battus et on les tue. Les éleveurs ne veulent pas des loups dans leurs montagnes.
Comme si les montagnes pouvaient leur appartenir !
Les loups étaient pourtant là depuis la nuit des temps. Comme tout animal, les loups ne désirent que de survivre et leur prolifération est régulée d’une manière naturelle, tandis que l’homme empiète sans restriction sur toute la planète et que rien n’empêche sa prolifération à outrance depuis son apparition sur terre.
Les loups ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres. Avec les changements climatiques, les pollutions, et les autres innombrables méfaits de l’activité humaine, ce ne sont pas seulement la faune et la flore qui sont en danger d’extinction, mais la survie même de notre propre espèce qui est en péril.
Le Bouddha nous parle de l’ignorance de l’homme. L’être humain est capable de tout, du meilleur et du pire. Il faut en avoir conscience et assumer notre responsabilité au lieu de chercher des boucs émissaires.
Tout se déroule en nous-mêmes et le bouddhisme nous apprend à regarder à l’intérieur de nous-mêmes pour déceler et analyser ce qui ne va pas.
Le Bouddha agit comme un médecin qui trouve la source du mal et qui désigne les remèdes afin que l’humanité puisse guérir de sa maladie, de son ignorance. Ce remède c’est le Noble Dhamma.
Le meilleur moyen d’aider l’humanité dépend avant tout de notre propre attitude constructive en tant qu’individu.
L’humanité n’a pas besoin de critiques ni d’incriminations. Elle paye déjà un lourd tribut par la souffrance qu’elle endure dans cette existence. L’humanité a besoin d’amour, de compassion, de sagesse et de tolérance. Elle a besoin de l’engagement des êtres intègres et bienveillants à même de se montrer exemplaires.
Si nous désirons réellement contribuer à améliorer l’état du monde, quel meilleur choix avons-nous, sinon d’œuvrer sur nous-mêmes en tant qu’individus pour devenir des êtres meilleurs.
Qu’y a-t-il de plus précieux que l’amour, la bonté et la sagesse à transmettre aux générations futures ?
Pour revenir à mettā, l’amour bienveillant, nous devons en faire preuve à l’égard de tous les êtres, ne serait-ce que par sagesse. Tous les phénomènes sont interdépendants et sur notre planète cette loi universelle est encore plus perceptible. Les climatologues, les économistes, les sociologues, les environnementalistes, les botanistes, les zoologues, pour ne citer que ces secteurs d’activités, en savent quelque chose. Ils observent sans cesse chacun dans leurs domaines, l’interdépendance des phénomènes au sein de la nature et de l’humanité.
Extrait "La Sublime Voie du Bouddha©"

Muniputta Sappurisa
Dernière édition: il y a 8 mois 1 semaine par MURCIA Denis.
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